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Archive de la catégorie Culture

Vin & peinture

Frédéric Montel au Caveau Gabriel Meffre
Le Caveau Gabriel Meffre au Domaine de Longue Toque accueille cet été les oeuvres d’un peintre plein de talent établi dans le joli village de Sablet, tout à côté de Gigondas :

Frédéric Montel a grandi en Avignon, entouré par une mère Professeur d’Art plastiques et une tradition familiale artistique qui l’ont fortement influencé.

Après un Bac littéraire et des études d’Histoire, il poursuit actuellement une carrière dans l’enseignement.

Il expose ses oeuvres pour la première fois au caveau Gabriel Meffre à Gigondas du 17 juillet au 15 septembre 2009.

 

Phytola..quoi ?

Toute l’équipe de Bruits de Bouteilles vous adresse ses meilleurs voeux pour 2009 !

Pour démarrer l’année sur autre chose que la crise, nous avons choisi d’ouvrir le bal des informations de notre blog par un petit article de culture générale…

phytolacca

Savez-vous ce qu’est le PHYTOLACCA ? Non, ce n’est pas une insulte grecque, ni le nom barbare d’un composé chimique intervenant dans l’élaboration du vin mais simplement le nom d’une jolie plante que l’on trouve aux Etats-Unis et dans de nombreuses régions de France.

Plusieurs noms désignent cette plante : phytolacca “americana”, “decandra” ou “acinos”. Mais la variété que l’on trouve beaucoup en Corse et dans le sud est de la France s’appelle “phytolacca dioica”.

Phytolacca proviendrait de «phyto» : plante et de «lacca», forme latinisée de « laque » et qui fait allusion au jus très coloré des baies. D’ailleurs, le nom américain « pokeweed » aurait pour origine le mot « Pokon » des indiens de Virginie qui fait référence aux plantes dont le jus rouge fait penser au sang « Pok ». Un nom commun pour cette plante aux Etats-Unis est « Pigeonberry » faisant allusion au fait que ces baies étaient un des aliments favoris de ces oiseaux migrateurs.

Cette plante fut introduite en Afrique et dans les pays du pourtour méditerranéen dès 1650. Pour l’anecdote, on raconte que ses baies étaient autrefois utilisées pour teinter le vin de qualité inférieure ! Elle aurait ainsi été cultivée au Portugal, en Espagne et en France puis se serait « échappée » des cultures pour pousser de manière sauvage. Elle est encore parfois cultivée en Angleterre, en Allemagne et en France mais dans un but ornemental uniquement. 

Actuellement la littérature scientifique abonde sur un tout autre intérêt de cette espèce lié au fait qu’elle contiendrait une protéine anti-virale (PAP) qui a démontré son efficacité pour lutter, entre autres, contre le virus responsable du SIDA. Cette protéine, ayant visiblement un large spectre d’efficacité, est aussi utilisée pour produire des plantes transgéniques (tabac, pomme de terre) insensibles à différentes maladies d’origine virale.

Mais cette belle plante n’aurait pas que de bonnes vertus. Ainsi, les scientifiques lui reprochent d’empêcher le développement des autres végétaux  là où elle pousse et même de s’avérer dangereuse pour les ruminants comme les cervidés dans les forêts. Sans oublier son caractère particulièrement envahissant !

baies phytolacca

Pour sa défense, il faut quand même noter son caractère très spectaculaire : ses tiges “lie de vin” qui peuvent atteindre les 30 mm de diamètre pour une hauteur de 1,80 m sont du plus bel effet et les multiples grappes de “raisin” que forment les baies donneraient presque au jardinier un statut de vendangeur !

source : www.tela-botanica.org

A lire… d’urgence !!

Privadou des Lauzes

Privadou des Lauzes“, voilà un livre qui vient tout juste de sortir et que nous vous recommandons à plus d’un titre : c’est un premier livre et son auteur n’est autre que… Alain Privat ! Et oui, caviste chez Gabriel Meffre, Alain est aussi écrivain à ses heures !

L’action de son roman historique se situe dans le Causse Méjean en 1895. “Paul et Marie Privat, paysans honnêtes et courageux, ont du mal à subvenir aux besoins de leurs enfants, Auguste (dit Privadou), Célestine, Odilon et Etienne. Malgré des conditions de fermage très contraignantes, ils décident de prendre en main Les Lauzes, propriété de la marquise d’Hauterives.
Une nouvelle vie commence , rythmée par la Foire de la St Michel à Meyruies, les fêtes religieuses et les travaux agricoles. Dans cette famille laïque du côté paternel et catholique du côté maternel, les enfants apportent une aide active quand ils ne suivent pas les cours de Josépha Coste à l’école communale et les les leçons de catéchisme de l’abbé Pouget.
Auguste est un enfant vif et imaginatif qui assume avec fierté son rôle d’aîné. Sa rencontre avec Anaïs, la fille de la marquise, va bouleverser son existence.” (source : Editions de l’Ecir)

Alain PrivatC’est une jolie histoire, toute en pudeur et délicatesse, que nous raconte là Alain Privat. Plantés dans un décor historique qui sonne juste, les personnages sont attachants et vivants. Ils vous entraînent irrésistiblement de page en page et c’est avec plaisir que l’on reprend, chaque soir, le cours du livre pour avancer dans les aventures de Privadou. Sans trahir la fin, on peut dire qu’elle laisse la porte ouverte à une éventuelle suite… ? A bon entendeur salut !

En tout cas, nous adressons toutes nos félicitations à Alain pour ce premier roman très réussi. Nous vous invitons à le lire aussi et à laisser vos commentaires sur ce blog.

En vente sur Alapage.com ou sur le site de la Fnac 17€ prix public éditeur

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